L’Histoire de Babar, le petit éléphant

Musique de Francis Poulenc

Texte : Jean de Brunhoff (1946)

Danseur : Andrew Graham

Piano : Yoann Piazza ou Patrick Nebbula

Mise en scène, Accessoires : Grégory CAUVIN

Costume : Danielle Barraud

Création le 16 janvier 2018 à la Scène 55 de Mougins.

 

Le projet artistique

Francis Poulenc est certainement le compositeur français de la deuxième moitié du 20ème siècle le plus connu, non seulement dans son pays d’origine mais également partout dans le monde. Son œuvre embrasse à la fois la musique instrumentale (de chambre comme pour orchestre, en passant par le ballet) et vocale (nombreuses oeuvres chorales, près de 200 mélodies, 3 opéras). L’Histoire de Babar, le petit éléphant est à la croisée de ces chemins. Oeuvre intime pour piano (la version orchestrale n’est pas de Poulenc mais de Jean Françaix), elle fait néanmoins appel à la voix au travers d’un récitant. Et basée sur la jolie histoire inventée par Jean de Brunhoff – moins naïve qu’il n’y paraît – elle est éminemment dramatique. Une sorte de petit opéra pour enfants.

La genèse de cette oeuvre est plutôt touchante : ce sont les propres neveux du compositeur qui lui ont un jour posé l’album sur son piano en lui demandant de leur « jouer » Babar. D’abord sous la forme d’improvisations puis d’une pièce complètement aboutie, il s’est pris au défi. Rares sont les artistes à avoir si brillamment réussi à exaucer un voeu enfantin.

Il n’est donc pas étonnant que la partition soit devenue un « tube » de la musique destinée aux jeunes oreilles, à part égale avec Pierre et le loup de Prokofiev ou bien encore le Carnaval des animaux de Saint Saëns. Mais comme ces deux derniers ouvrages, L’Histoire de Babar est, la plupart du temps, donnée en version de concert. C’est-à-dire sans aucune mise en scène, ou au mieux avec quelques images projetées. Comme si la part « lyrique » de l’oeuvre avait été complètement gommée. C’est vrai que Poulenc sait mieux que quiconque suggérer musicalement l’histoire de son héros. Mais ce n’est pas pour cela que porter cette petite oeuvre sur une scène n’aurait aucun intérêt. C’est tout le pari que nous proposons de relever. Sans chercher à trahir les auteurs, en partant du concert pour mieux emporter l’auditoire dans un vrai moment de théâtre offert à tous dès le plus jeune âge.

C’est ainsi que notre récitant aura les traits d’un danseur dont la corporalité rompue à toute épreuve aura plaisir à incarner l’ensemble des personnages de cette pièce initiatique qui permet à un jeune éléphanteau, marqué très tôt par les épreuves de la vie, de devenir un adulte accompli, heureux époux et roi des animaux. Un moment suspendu de pleine poésie, aussi drôle qu’émouvant, qui saura ravir les petits comme les grands enfants.

 

Durée de la représentation : 35 minutes

Représentation : la Scène 55 de Mougins.

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