Le Baiser à la Porte / Un Mari à la Porte (2009)

Le Baiser à la Porte de Charles Lecocq
Un Mari à la Porte de Jacques Offenbach

Céline BARCAROLI / Estelle LEFORT, Audrey BORY, Philippe CERDAN, Pascal VALETTE
Adaptation, mise en scène : Grégory CAUVIN
Direction musicale et piano : Nelly FOURCADE

 

En 1864, bien avant de connaître le succès avec La fille de Madame Angot, Charles Lecocq compose une petite « opérette de salon », pour deux personnages, Le Baiser à la porte, basée sur un argument qui tient véritablement du sketch : un jeune avocat sans clients et son épouse sont au bord de la rupture après que les deux partenaires d’un même couple aient enfin demandé le même jour son assistance pour divorcer : mais pour qui doit-il plaider ? Un dénouement heureux interviendra devant leur porte d’entrée. De portes, il en est encore question dans Un mari à la porte de Jacques Offenbach qu’il compose cinq ans plus tôt sous la forme d’un mini opéra bouffe pour quatre comédiens.
Une jeune épouse décide de fermer la porte de sa chambre à son mari, le soir de leurs noces, pour une chamaillerie qui a mal tourné, et se retrouve, outre sa bonne, avec un jeune homme arrivé par la cheminée qui fuit ses huissiers. L’intrigue permet d’enchaîner les situations les plus loufoques dans la veine d’un Labiche.

Au-delà du thème commun, réunir ces deux ouvrages nous permet de découvrir le talent de deux grands compositeurs dans des « opérettes nouvelles» qui les conduisent à élaborer dans l’urgence du temps court et avec des moyens réduits (pas de choeur, quatre personnages au plus) des mignardises que l’on peut jouer partout. Et pas forcément au théâtre si on écoute Lecocq.
Dans cette perspective, c’est dans une mise en scène minimaliste, proche de l’esthétique du café-théâtre, toute en noir et blanc, que ce spectacle est proposé.
Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, pas de portes ! En dehors de quelques accessoires et éléments scénographiques, les deux ouvrages sont joués grâce aux possibilités des scènes qui les accueillent : le rideau de scène devient porte, ou bien encore les coulisses se transforment en fenêtres…

Tout est suggéré pour susciter l’imagination de chacun et porter ces petites comédies devant les publics les plus divers.
 

Durée du spectacle : 1h15

Représentations :

Théâtre de la Cité de Nice
60ième festival de Musique de Menton
Festival « C’est pas classique » des Alpes-Maritimes
Saison « Made in Cannes » / Théâtre de la Licorne
Festival « Opéra des Landes » de Soustons